🇫🇷 FR 🇬🇧 EN
Hôpital Cochin – Port-Royal · AP-HP · Université Paris Cité
Accueil Hôpital Cochin ri.cch@aphp.fr EN
Radiologie Interventionnelle
Hôpital Cochin Port-Royal AP-HP AP-HP

Radiologie Interventionnelle

Hôpital Cochin · AP-HP · Université Paris Cité

️ ri.cch@aphp.fr 01 58 41 46 12 (RDV) 01 58 41 24 76 · 01 58 41 24 61
Ablation tumorale

Destruction tumorale percutanée pulmonaire

Par radiofréquence (RFA) ou cryoablation

Nexaris Angio-CT — Technologie unique à Paris

Cochin AP-HP dispose du Nexaris associant une salle d'angiographie Siemens et un scanner photon-counting NAEOTOM Alpha.Prime — le premier scanner photon-counting d'Europe installé dans une salle hybride de RI. Cette technologie permet une imagerie per-procédure haute résolution, une dosimétrie réduite pour le patient, et la planification de traitements complexes (Y90, TACE, ablation tumorale) dans la même salle. Aucun autre centre de RI en Île-de-France ne dispose de cette configuration.

📖 Qu'est-ce que la destruction percutanée des tumeurs pulmonaires ?

La destruction percutanée des tumeurs pulmonaires par radiofréquence, micro-ondes ou cryoablation permet de traiter le cancer du poumon de stade précoce (NSCLC stade I non opérable) et les métastases pulmonaires, sous guidage scanner, sans chirurgie thoracique. Ces techniques sont particulièrement adaptées aux patients fragiles ou non opérables.

La thermoablation pulmonaire offre des résultats comparables à la radiothérapie stéréotaxique (SBRT) pour les petits NSCLC (< 2 cm) non opérables, avec un taux de contrôle local de 80 à 90% à 2 ans. Elle est réalisée sous anesthésie générale, en courte hospitalisation, à l'hôpital Cochin AP-HP.

Quels sont les bénéfices attendus ?

L'ablation percutanée peut être proposée pour le cancer du poumon de stade précoce non opérable ou les métastases pulmonaires en nombre limité. Les bénéfices attendus sont :

  • Taux de contrôle local de 80 à 90 % à 2 ans pour les petits NSCLC (< 2 cm) non opérables, résultats comparables à la radiothérapie stéréotaxique (SBRT)
  • Traitement local ciblé, préservant au maximum le tissu pulmonaire sain et donc la fonction respiratoire
  • Alternative à la chirurgie chez les patients non opérables ou à haut risque anesthésique
  • Une biopsie peut être réalisée dans le même temps que l'intervention si nécessaire
  • Répétable en cas de récidive locale ou de nouvelles lésions

Principes et déroulement de la procédure

Il s'agit de détruire la tumeur pulmonaire par la chaleur (radiofréquence, micro-ondes) ou par le froid (cryoablation), par voie percutanée sous guidage scanner, sans chirurgie thoracique ouverte.

Le jour de la procédure — étape par étape

1

Hospitalisation en pneumologie — circuit dédié :

  • Arrivée le matin (J0) en service de pneumologie
  • Procédure d'ablation réalisée dans la matinée ou l'après-midi sous guidage scanner
  • Nuit en pneumologie : surveillance clinique, radiographie thoracique de contrôle systématique
  • Risque principal : pneumothorax (le plus souvent de faible abondance et régressif spontanément — un drainage thoracique peut être nécessaire dans les formes plus importantes)
  • Scanner thoracique de contrôle le lendemain matin (J1)
  • Sortie à domicile après validation du scanner si pas de pneumothorax résiduel significatif
  • Scanner de contrôle à 3 mois pour évaluer la réponse complète
2

Sous anesthésie générale

3

Ponction percutanée guidée par scanner

4

Mise en place de la sonde de destruction dans la lésion

5

Protection des organes voisins si nécessaire (pneumothorax contrôlé, hydrodissection…)

6

Destruction tumorale par la modalité retenue

7

Surveillance post-interventionnelle avec imagerie de contrôle

Quelles sont les suites ?

Effets attendus et transitoires :

  • Douleur thoracique modérée possible, traitée par antalgiques
  • Toux légère dans les jours suivants

Les complications sont les suivantes :

Complication Description Fréquence
PneumothoraxLe plus souvent de faible abondance et régressif spontanément ; un drainage thoracique peut être nécessaire dans les formes plus importantes~30 %
Hémoptysie (crachats sanglants)Le plus souvent minime et transitoire5–10 %
Épanchement pleural réactionnelRésorption spontanée le plus souvent5–10 %
Infection / pneumopathieTraitée par antibiothérapie< 3 %
Récidive localeUne nouvelle ablation reste possible10–20 % à 2 ans

Suivi après le traitement

  • Suivi radiologique par scanner à 1 et 3 mois, puis régulier selon les recommandations oncologiques
  • En cas de récidive locale, une nouvelle ablation est possible

Quelles sont les limites du traitement ?

  • L'ablation est réservée aux tumeurs de petite taille et en nombre limité — les lésions plus étendues relèvent d'autres traitements
  • Le pneumothorax (≈30 %) est la complication la plus fréquente, le plus souvent sans conséquence
  • Une récidive locale est possible (10 à 20 % à 2 ans) — une nouvelle ablation reste alors possible
  • La fonction respiratoire doit être suffisante pour tolérer la procédure

Dans tous les cas, les autres traitements oncologiques restent possibles.

Quelles sont les autres techniques et alternatives possibles ?

☢️ Radiothérapie stéréotaxique (SBRT)

Traitement non invasif de référence pour les petits NSCLC non opérables, avec des résultats comparables à l'ablation thermique.

🏥 Chirurgie thoracique

Résection chirurgicale (lobectomie, segmentectomie) pour les patients opérables, traitement de référence pour le NSCLC de stade précoce.

👁️ Surveillance

Pour les lésions très petites ou peu évolutives chez des patients très fragiles, une surveillance par imagerie peut être discutée.

💊 Traitements systémiques

Chimiothérapie, immunothérapie ou thérapies ciblées selon le type tumoral et le stade, en association ou alternative aux traitements locaux.

Que se passe-t-il si je refuse finalement le traitement ?

Vous restez entièrement libre de votre décision. Votre dossier sera discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire pour envisager les alternatives : radiothérapie stéréotaxique, chirurgie, traitement systémique, ou surveillance selon votre situation.

À qui s'adresse cette méthode ?

Toutes les indications sont validées en réunion de concertation pluridisciplinaire (pneumologie, oncologie, chirurgie thoracique…).

  • Tumeurs pulmonaires uniques ou en nombre limité, généralement de petite taille
  • Fonction respiratoire compatible
  • Patients non candidats à la chirurgie ou en complément d'autres traitements oncologiques

Que préparer avant la consultation ?

  • Scanner thoracique récent
  • Bilan respiratoire si disponible
  • Courrier de synthèse de votre médecin

📄 Document patient à télécharger

📄

Fiche d'information patient

Téléchargez notre fiche patient avant votre consultation.

📥 Télécharger (PDF)

Prise en charge : Acte pris en charge par l'Assurance Maladie. Pas de dépassement d'honoraires dans notre centre.

Questions fréquentes

Les patients avec un NSCLC stade I non opérable, ou avec des métastases pulmonaires oligométastatiques (≤ 3 lésions). La faisabilité dépend de la localisation et de la taille de la tumeur, et de la fonction pulmonaire résiduelle.
Le risque principal est le pneumothorax (collection d'air autour du poumon), survenant dans 30 à 40% des cas, en général peu symptomatique et géré facilement. D'autres complications sont rares (hémoptysie, infection).
Non. Contactez directement : ri.cch@aphp.fr · 01 58 41 46 12.